Entreprendre – Du rêve à la réalité

Entreprendre nécessite de la préparation, de la vision et de l’aide. Aussi beaucoup de travail et d’efforts, ça va de soi.

C’est se dédier – soi et chaque moment de sa vie – à son entreprise, pour la faire fonctionner et pour que ça en vaille la peine.

Depuis deux semaines je m’affaire au démarrage de mon entreprise individuelle, car je crois en mon potentiel et à ce que je peux offrir aux autres (entreprises, particuliers).

Cependant, je dois m’arrêter ici dans ce processus. Mon projet n’est pas viable financièrement et je ne pourrai pas me dédier à temps complet à mon entreprise sans impacter dangereusement ma qualité de vie et celle de ma famille.

Je vous explique pourquoi.

Préparation et vision

On le sait, il faut déjà une bonne dose de créativité pour démarrer son entreprise, chercher des clients, être à jour technologiquement et se garantir des heures de travail rémunérées. C’est le nerf de la guerre !

Assurrabilité et aide

On le sait aussi, rien n’est assuré lorsqu’on démarre son entreprise et le tiers (1/3) des nouvelles entreprises survivent après un an en activité. Le chiffre n’est pas fort.

L’aide existe peu, peut-être est-ce que le contexte économique mondial défavorable n’aide pas ? J’aurais espéré pouvoir obtenir de l’aide pour démarrer mon entreprise mais je n’y suis pas admissible.

Assurance-emploi

Ma naïveté légendaire a encore reçu un revers alors qu’il me paraissait logique, d’un point de vue d’entrepreneur, que je pouvais recevoir des allocations d’assurance-emploi (l’A-E, au Canada, est prélevé sur toutes les paies de travailleurs) étant donné que je contribue à cette caisse depuis des années sans avoir pu en retirer des bénéfices. J’ai en effet perdu mon emploi le 6 avril.

Or voilà, mon plan de match n’était pas réaliste. Essentiellement, l’A-E existe pour aider un travailleur quittant un travail assuré (pour lequel de l’A-E a été payé) vers un autre travail assuré, sans quoi le particulier n’est pas admissible aux prestations.

J’ai cru qu’il existant quelque chose comme des mesures pour stimuler l’entrepreneuriat dans le programme de l’assurance-emploi, quelque chose qui me permettrait de démarrer mon entreprise en recevant des montants de l’A-E pour lesquels j’ai payé par le passé et qui pourraient m’aider à bien démarrer mon entreprise, le temps de faire assez de gains.

J’ai vraiment cru que l’aide aurait pu m’être offerte et qu’elle aurait logiquement diminuée à mesure que mes entrées d’argent d’entreprise augmenteraient. Je visais quand même une bonne rentabilité à court terme et je croyais vraiment la chose possible étant donné mes ressources.

Désillusion

Comprenez que la nouvelle a été difficile à prendre. D’abord j’ai été honnête dans mon entrevue avec l’A-E. J’ai donc dit que j’étais travailleur autonome et que je comptais faire de mon entreprise mon activité à temps plein.

Il n’est pas possible d’être actif à temps complet pour son entreprise alors que le critère #1 de l’A-E est d’être disponible pour travailler à temps plein et d’être en recherche d’emploi active. Désillusion totale sur mes plans professionnels à court terme. Trouver du travail pour son entreprise n’est pas assurable !

Désillusion car le plan tel qu’anticipé ne pourra pas se réaliser sans aide financière et pour cette aide je comptais sur ces prestations.

La suite des choses – Comment entreprendre alors ?

Je prends donc la décision de cesser le développement de mon entreprise pour le moment et je l’annonce publiquement. Les dernières semaines m’ont permis de mettre à jour mes connaissances et de mettre à niveau mon infrastructure domestique et ma vitrine publique. J’en ai aussi profité pour me remettre dans le bain de l’entrepreneuriat, ce qui m’a fait du bien.

Cependant, mon plan d’affaires partait d’une aide qui ne viendrait pas.

Lorsque je me questionne sur comment entreprendre ? j’en viens à la réflexion que le meilleur moyen est de se constituer un fond de démarrage personnel. Ça veux dire, p.ex. qu’au lieu de mettre 50 $ / 2 semaines dans un fond de retraite, le déposer dans un compte de rendement élevé pour constituer le fond de démarrage de l’entreprise. Comme ça au bout de 5 ou 10 ans il devrait être possible de démarrer et d’être financièrement capable de supporter toutes les charges financières nécessaires pour vivre et démarrer son entreprise.

Conclusion

Il serait facile pour moi de dire que là où j’ai failli est de recevoir de l’aide mais je me suis plutôt planté à la phase de préparation. J’ai cru que je pouvais recevoir de l’aide (prestations d’A-E) et j’ai pris ça comme tel pour organiser mon plan d’affaires. Erreur !

Dans les faits, j’ai remis à jour mon entreprise individuelle mais je dois me rendre compte que j’en suis encore au stade de pré-démarrage et que je ne peux pas me lancer en affaires activement pour en faire mon activité principale.

Pour se partir en affaires et qu’on part de rien (pas de $), il faut :

  • Avoir constitué un fond de démarrage permettant de se faire vivre au minimum quatre (4) mois;
  • Avoir développé la base de son entreprise lorsqu’on s’affairait à un autre travail à temps plein, soit mettre de l’énergie sur le développement du projet d’entreprise les soirs et les fins de semaine alors qu’on est employé.

Il va sans dire que, pour entreprendre il faut : Une vision, une bonne préparation, beaucoup de travail, de la persévérance et … s’aider par soi-même , bien souvent !

Tout un apprentissage. Je suis quand même content. J’ai pu, avec ma prime de départ de mon dernier emploi, passer du temps à mettre à jour les différentes composantes de mon travail autonome. J’appelle ça s’actualiser.

Je m’imagine que ces efforts vont me permettre de me trouver un bon emploi à temps complet dans les plus brefs délais, comme ça je pourrai commencer à me constituer ce fond de démarrage qui me sera nécessaire pour la suite s’il en est une.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *